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 Sur la première guerre mondiale
 


La guerre de mouvement
: les pays engagés dans la guerre cherchent à en finir rapidement. Des plans d'offensive sont élaborés (plan Schlieffen du côté des Allemands, puis contre-offensive française en septembre 1914 avec la bataille de la Marne sous les ordres du Maréchal Joffre). Cette guerre de mouvement échoue rapidement au profit de l'immobilisation des troupes ennemies dans les tranchées. Toutefois, en 1918, la guerre de mouvement reprend : l'Allemagne lance une large offensive en Picardie, Flandre et Champagne au printemps, brisant la défense alliée. Mais la contre-attaque, favorisée par l'entrée en guerre des Etats-Unis et la nomination d'un commandant unique pour les forces alliées (Foch), permet de repousser les Allemands.

Grandes offensives : la guerre d'usure ne donnant aucun résultat militaire, les généraux tentent à plusieurs reprises de percer le front par de grandes offensives. C'est le cas en 1915 avec l'offensive franco-britannique en Artois et en Champagne, et surtout de février à décembre 1916 avec l'offensive allemande sur Verdun. Cette longue bataille coûte la vie de presque 500 000 hommes au total, sans permettre de faire bouger la ligne de front de manière significative... En 1917, l'offensive française en Picardie ne donne guère plus de résultat et provoque des mutineries durement réprimées.

Des soldats se mutinent en 1917 : à cause des sacrifices consentis depuis trois années, à cause des conditions de vie épouvantables au front, à cause des offensives sanglantes et inutiles (40 000 victimes en trois jours lors de l'offensive sur le Chemin des Dames), une certaine lassitude envahit la troupe au cours de l'année 1917. En avril, des grèves éclatent à l'arrière, tandis que certains soldats français refusent d'aller combattre. Le général Pétain, vainqueur de Verdun, est alors nommé commandant en chef des armées. Il réprime fermement les mutineries, tout en faisant améliorer les conditions de vie des poilus.

Bataille de Verdun : en 1916, les fronts sont immobilisés depuis un an environ. Les différentes tentatives d'offensive (par exemple celle de Joffre en Champagne en 1915) ont échoué. Le 21 février 1916, les Allemands essaient pourtant à leur tour de rompre les lignes françaises en lançant une vaste offensive contre Verdun, qui fait un saillant sur la ligne de front et qui est défendu par plusieurs forts (fort de Douaumont, fort de Vaux). La stratégie des Allemands est d'épuiser les forces ennemies par des assauts continus, qui coûtent beaucoup d'hommes aux défenseurs mais aussi aux assaillants : c'est la guerre d'usure... L'artillerie est utilisée massivement ; la logistique acquiert un rôle majeur : il faut ravitailler des milliers de combattants, leur apporter des armes, évacuer les blessés. Une route est consacrée à ces différents acheminements : c'est la " Voie Sacrée " qui relie Bar-le-Duc aux premières lignes de Verdun. Le champ de bataille de Verdun devient rapidement un enfer de poussière et de boue. Le paysage où combattent les soldats est lunaire : villages anéantis, forêts arrachées, terre labourée de trous d'obus. Avec un bilan humain très lourd - 162 000 Français et 143 000 Allemands trouvent la mort à Verdun de février à décembre 1916 -, la bataille de Verdun reste le symbole tragique d'une guerre totale, aux dimensions industrielles, qui fait disparaître des centaines de milliers d'hommes pour un résultat bien maigre : après la bataille, les lignes de front ont à peine bougé de quelques kilomètres, ce qui autorise l'état-major français à parler de " victoire " puisque l'offensive ennemie avait échoué...

Paix avec les Allemands : les Bolcheviks qui ont pris le pouvoir en Russie en octobre 1917 signent dès le 3 décembre 1917 un armistice séparé avec les Allemands. Le 3 mars 1918, la paix de Brest-Litovsk est conclue entre Allemagne et Russie, dans des conditions très dures pour cette dernière. Les révolutionnaires entendent par cette paix satisfaire les masses ouvrières et paysannes de Russie, harassées par trois années de guerre. Mais les conséquences du retrait russe de la guerre sont graves pour les Alliés de la Russie : les soldats allemands engagés sur le front Est sont acheminés vers l'ouest pour épauler leurs camarades, notamment sur les lignes françaises.

Pertes humaines en Europe (guerre 1914-1918) :

Pays
Morts ou disparus
Russie 1 700 000 jusqu'en 1917, 5 000 000 jusqu'en 1920
Allemagne 2 740 000
Autriche-Hongrie 1 540 000
France 1 350 000
Royaume-Uni 930 000
Italie 750 000
Etats-Unis 120 000

Traité de Versailles : préparé en l'absence des vaincus et de la Russie soviétique, le traité signé le 28 juin 1919 est vécu comme une humiliation par l'Allemagne. L'Allemagne perd une partie de son territoire et de sa population, de même que toutes ses colonies. Elle est désarmée et son armée est limitée à 100 000 hommes. La rive gauche du Rhin est occupée par les Alliés. Enfin, accusée d'être la seule responsable de la guerre, l'Allemagne doit payer 132 milliards de marks de réparation.


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